Combien de ports pourtant...

Publié le par Anne

Combien de ports pourtant, et dans ces ports

combien de portes, t'accueillant peut-être.

Combien de fenêtres

d'où l'on voit ta vie et ton effort.

 

Combien de grains ailés de l'avenir

qui, transportés au gré de la tempête,

un tendre jour de fête

verront leur floraison t'appartenir.

 

Combien de vies qui toujours se répondent ;

et par l'essor que prend ta propre vie

en étant de ce monde,

quel gros néant à jamais compromis.

 

Rainer Maria RILKE, Vergers suivi d'autres poèmes français, Poésie/Gallimard, 1978

Publié dans Des Mots en Poésie

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emmyne 29/04/2012 13:48

Encore un dont je prends note :)

Anne 29/04/2012 23:07



Gourmande ;-)



sophie57 23/04/2012 14:30

j'aime beaucoup...c'est tout! ;)

Anne 23/04/2012 15:04



Comme je disais à Aifelle, c'est la liberté et la gratuité de la poésie, et c'est bien !



Aifelle 23/04/2012 11:04

Un peu la même interprétation que la tienne .. mais elle ne me satisfait pas pleinement. Il me semble qu'il a voulu dire quelque chose de plus large. Nous ne pouvons plus lui demander son avis
hélas :-)

Anne 23/04/2012 15:03



Mais s apoésie nous est toujours offerte en toute liberté...



Aifelle 23/04/2012 07:35

Oui, sans doute .. mais les poèmes ne sont peut-être pas faits pour être complètement limpides.

Anne 23/04/2012 09:56



Quelle était donc ton interprétation... je suis curieuse !



Aifelle 22/04/2012 13:59

C'est surtout le dernier vers qui est étrange, je me demande ce qu'il a voulu dire. Mais l'ensemble est beau.

Anne 22/04/2012 21:32



Je comprends : le fait qu'une vie se développe dans le monde, ça fait reculer le néant ?