Concerto à la mémoire d'un ange

Publié le par Anne

De nombreuses lectures assez rapides en ce moment, dont cet avant-dernier de Eric-Emmanuel Schmitt, prêté par un ami. Quatre nouvelles dont le point commun est que "les héros ont eu la possibilité de se racheter, de préférer la lumière à l'ombre. A chacun, un jour, la rédemption a été offerte. Certains l'ont reçue, d'autres l'ont refusée, quelques-uns ne se sont aperçus de rien."

 

- "L'empoisonneuse" raconte comment une femme, accusée d'avoir empoisonné ses maris et son amant, et que la justice des hommes a relaxée, pourrait bien flirter avec la justice de Dieu en la personne d'un jeune prêtre angélique.

 

- "Le retour" nous emmène sur un cargo en route vers Vancouver. Un mécanicien apprend qu'une de ses filles est morte, sans savoir laquelle. Ses tourments intérieurs lui font prendre conscience qu'il n'a pas été un bon père ni un bon mari.

 

- "Concerto à la mémoire d'un ange" met en présence deux jeunes gens doués pour la musique, l'un l'est naturellement, l'autre à force de travail, d'ambition. Ambition qui va changer radicalement leur vie. Quand ils se retrouvent vingt ans plus tard, le destin des deux hommes va se sceller irrémédiablement.

 

- "Un amour à l'Elysée" dresse l'un contre l'autre le président et sa femme, fatiguée des magouilles de son mari. (Toute ressemblance avec des personnes existantes serait tout à fait fortuite ??) Cette nouvelle "couronne" le livre puisqu'elle reprend les thèmes de l'ambition, de l'amour, de la rivalité, de la mort.

 

Les quatre textes sont suivis du journal d'écriture d'Eric-Emmanuel Schmitt.

 

L'auteur pose des questions : sommes-nous libres ou subissons-nous un destin ? Pouvons-nous changer ? Il le fait comme toujours dans une écriture épurée, travaillée. Il me semble frôler l'histoire moralisante, et le choix de faire apparaître sainte Rita dans chaque nouvelle m'a un peu agacée. Je n'ai pas eu envie de laisser tomber le livre car Eric-Emmanuel Schmitt a l'art de raconter des histoires, mais cela ne m'a pas touchée, soulevée, emballée.

 

Eric-Emmanuel Schmitt, Concerto à la mémoire d'un ange, Albin Michel, 2010

 

 

Publié dans Des Mots français

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Lystig 31/10/2010 23:34


jamais lu cet auteur !


Anne 01/11/2010 12:06



Bien sûr, il est un peu "à la mode" mais ses thèmes de réflexion, son écriture épurée et l'émotion qu'elle suscite valent la peine. "Oscar et la dame rose" est très connu, mais vaut la peine. Un
titre qui fait trilogie sur les 3 grandes religions monothéistes avec "L'enfant de Noé" et "Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran". Très différent, j'avais beaucoup aimé "La part de
l'autre" : que se serait-il passé si Hitler avait été reçu au concours de peinture de l'Académie des Beaux-Arts de Vienne ? Surprenant...



lasardine 11/10/2010 13:41


j'adore EEs et j'avais bien aimé ces nouvelles :)


Anne 11/10/2010 14:04



J'ai aimé aussi mais pas au point de "sauter en l'air" !! Je me demande si je ne suis pas parfois incommodée par la très forte célébrité des auteurs...