Depuis ta mort

Publié le par Anne

Depuis ta mort

 

Quatrième de couverture :

"Si je pouvais tuer mon père, je me sentirais mieux. Plus libre, plus serein. Je pourrais peut-être à nouveau respirer. Et vivre." Ces mots, les premiers du roman, transmettent dès l'abord la détresse et le mal-être profond de Ghislain, qui, à 15 ans, vient de perdre son père, depuis trois mois déjà. Il lui en veut furieusement de les avoir abandonnés lui et sa mère, de lui avoir gâché son innocence et sa joie de vivre. Peu à peu, la recherche d'un coupable va faire place à un brouillard dans lequel son esprit va se rapprocher de la réalité, jusqu'à ce qu'il puisse enfin, en découvrant l'amour grâce à la douce Amélie, poser des mots sur ce deuil. Entouré de son parrain, psychologue spiritualiste, et d'amis qui ne manqueront pas de le surprendre tant par leur sensibilité que par leur histoire, Ghislain va réussir à sortir de sa bulle de tristesse et de révolte, apprenant à réaliser et à accepter que la vie continue, et que les morts restent vivants dans le coeur de ceux qui les aiment...

 

Ce livre était dans ma PAL depuis deux ans au moins, acheté sur un coup de tête après une formation sur la littérature jeunesse où le formateur était très enthousiaste. De Frank Andriat, j'ai aussi lu (toujours à cause - ou grâce à - cette formation) Aurore barbare.

Ce thème du deuil d'un père par un adolescent de 16 ans m'intéressait très fort. Ghislain est le narrateur de ce roman assez court. Il y a des moments très sensibles qui disent la rage, la colère, la révolte de ce garçon, mais j'ai quand même trouvé un côté un peu trop lisse à ce roman : le père et la mère s'aimaient parfaitement, il n'y avait aucun conflit entre le père et l'ado, le père semblait n'avoir aucun défaut... Et les étapes par lesquelles passent Ghislain, qui sont tout à fait normales, j'en suis bien consciente, semblent illustrer parfaitement un bon manuel de psychologie du deuil. Ca paraît un peu dur comme avis, mais certaines réflexions de Ghislain, narrateur, sont un peu trop travaillées, bien écrites, bien pensées pour être tout à fait crédibles... Il a bien de la chance, ce garçon, de trouver toujours au bon moment, ou presque, la bonne personne, adulte ou ado, qui lui donnera le bon éclairage qui lui manquait...

Sur ce thème j'ai bien davantage apprécié  Ne plus vivre avec lui, d'Eva Kavian (autre auteur belge).

 

Frank ANDRIAT, Depuis ta mort, Grasset jeunesse, 2004

 

L'avis de Calypso, ici.

 

Ce sera mon objectif PAL du mois (aucun rapport avec l'été !!), un titre de plus pour le challenge Littérature jeunesse de Whoospy Daisy et un auteur belge pour les challenges de Kathel et Reka !

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Publié dans Des Mots en Jeunesse

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Lali 12/08/2011 18:38


Le square des héros est une merveille.
http://lali.toutsimplement.be/?p=19920

Mais chut, je n'en dis pas plus.


Anne 12/08/2011 18:43



Dommage, le lien vers l'interview de l'auteure semble ne plus exister, mais ce n'est pas grave, je me "contenterai" de le lire, c'est le plus important !



Lali 12/08/2011 13:11


Voilà deux livres que je lis de Frank Andriat et ni l'un ni l'autre ne m'a convaincue... alors que j'ai beaucoup aimé le livre d'Eva Kavian que tu mentionnes, ainsi que tous les livres de cette
écrivaine belge.
Je crois donc que je vais passer mon livre pour ce titre!


Anne 12/08/2011 18:24



Aurore barbare m'avait assez bien plus, mais je n'ai pas envie d'approfondir cet auteur ! Eva Kavian, par contre, quelle finesse ! J'ai Le square des héros dans la PAL, je vais
essayer de le lire en octobre, pour le mois "Fritissime" !!



calypso 14/06/2011 09:34


Je me souviens l'avoir beaucoup aimé, mais je n'ai plus les détails en tête.


Anne 14/06/2011 10:03



Je pense que ce livre ne me laissera pas de grandes traces non plus...



Sharon 13/06/2011 18:27


Ce livre n'est pas pour moi. Les personnages trop lisses, trop parfaits, non merci. Je vis entourée de trop de deuils pour lire un livre comme celui-ci. "La mort vécue", pour citer Paul Eluard.


Anne 13/06/2011 18:30



Je comprends parfaitement ! Ca m'a d'ailleurs vraiment gênée, mais peut-être que je n'avais pas envie de me laisser toucher, j'ai eu un doute en le lisant et en écrivant mon billet, parce que
cela me touchait aussi, ce sujet (pas en tant qu'ex-ado, je précise).