Derniers flamboiements

Publié le par Anne

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 Photo prise devant la gare de Tournai le 3 décembre 2011

 

PASSE-TEMPS

 

La gare est un coeur qui bat

sur la voie du chemin de fer.

La gare, on peut tout y faire :

partir, revenir,

rire, ou pleurer ;

rien de compliqué.

Moi, j'y vais, j'y reste, je m'attarde..

Le temps y coule comme partout.

Dans un coin, une femme se farde.

On put bien dire que je m'en fous.

 

C'est la tristesse que je viens prendre,

la tristesse des gens qui voyagent.

Ils m'en donnent au passage

et je ne dois pas la leur rendre.

Quand mon coeur est plein, je m'en vasi.

Dans la ville, c'est déjà décembre.

Mon coeur, je l'ouvre dans ma chambre,

je la parfume de regrets.

 

Constantin BURNIAUX, Poésie 22-63, in Ca rime et ça rame, Editions Labor, Bruxelles, 1985

Publié dans Des Mots en Poésie

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Axl 11/12/2011 15:18

J'aime beaucoup son plafond à la gare de Tournai! (Je pense que j'ai du en faire des photos)

Anne 11/12/2011 23:01



Elle est impressionnante cette gare !



antigone 11/12/2011 13:54

Les gares inspirent les auteurs, c'est compréhensible. ;) Bon dimanche Anne !

Anne 11/12/2011 22:59



Merci, Antigone ! Les gares ne me rendent pas tristes, j'adore prendre le train.



Richard 11/12/2011 13:28

L'illustration est magnifique.
Merci pour cette poésie, simple et touchante.
Amitiés

Anne 11/12/2011 22:58



Merci, Richard ! Passe une bonne semaine.



Asphodèle 11/12/2011 11:10

Il est beau ce poème ! Ici les arbres ne flamboient plus depuis longtemps ! :( merci pour cette jolie photo et les mots nostalgiques qui vont avec...

Anne 11/12/2011 11:16



Avec le froid qui arrive, les dernières feuilles n'ont plus aucune chance... C'est beau aussi en ville, l'automne finissant ! Je suis contente d'avoir pu croiser ce texte avec cette image (si on
n'est pas du coin il faut deviner que c'est la gare...)