Héro, mon amour

Publié le par Anne

Héro mon amour

 

Quatrième de couverture :

"En apparence une famille aisée qui a tout pour être heureuse. Petit à petit, les fragilités, les difficultés à être ensemble se révèlent. Chacun a ses secrets qu'il cache pour préserver la sérénité de la famille... Et chacun a besoin de sa "petite drogue" pour être à la hauteur : l'alcool pour le père, le tabac pour la mère. Quant à Jacek, il fume de l'herbe... juste un peu, histoire de faire comme les autres. Un jour le bel édifice s'écroule, chacun se retrouve face à soi-même."

 

Et voilà le tout début de la première partie :

"Le pire est que cette histoire a vraiment eu lieu.

Depuis que j'ai lu son compte-rendu rapide, clinique presque, elle me taraude la nuit.

Je n'arriverai pas à m'en débarrasser avant de la reconstruire dansles moindres détails et de vous la raconter.

Je rassemble une à une les pièces de cet univers. Le miroir qui en était le reflet s'était brisé et répandu en mille morceaux. Si un seul élément du puzzle manque, l'image ne sera jamais complète."

 

Le livre est divisé en deux parties, la première est effectivement un regard très extérieur sur chacun des membres de lafamille Niwicki, la mère Grazyna, le père Kamil, le fils aîné Jacek, 17 ans, le cadet Michal, 9 ans, la bonne d'origine ukrainienne, Natacha. On découvre leur aisance matérielle, leur belle façade, qui cache des ambitions, des rêves, des manques... jusqu'au drame qui fissure la fausse unité.

La deuxième partie raconte l'après, par la voix de Jacek. Le garçon déboussolé vit une vraie descente aux enfers, hanté par Comète et Dorota, d'étranges jumelles. Chacun des chapitres de cette partie commence par un haïku en lien ave cl'histoire, mais j'avoue qu'à part ce lien, je n'ai pas vu l'intérêt d'utiliser ce genre de poème.

En matière d'histoire de drogue et d'adolescents, j'ai bien davantage apprécié Junk de Melvin Burgess, roman polyphonique rythmé et très réaliste. Héro, mon amour navigue entre le réalisme de l'histoire familiale et les délires provoqués par la drogue, en perdant quelque peu son rythme au passage.

L'auteur a peut-être voulu nous montrer une des raisons pour lesquelles un jeune se drogue, les effets tragiques sur sa famille mais je n'ai pas été complètement convaincue, elle n'a pas réussi à capter complètement mon intérêt...

 

Anna ONICHIMOWSKA, Héro, mon amour, Editions Thierry Magnier, 2009

 

Un livre séléctionné pour le Prix Farniente 2011 et qui constitue mon escale en Pologne pour les challenges de Livresque logo3  et de Kathel voisins1.jpg

 

et aussi un livre pour le challenge de littérature jeunesse chez Whoopsy Daisy

Publié dans Des Mots européens

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Commenter cet article

Asphodèle 14/04/2011 12:21


J'avais lu de belles critiques sur ce livre, bien que trouvant le thème un peu réchauffé, tu me confortes dans mon idée de passer à côté !! Merci Anne, pour une fois que tu ne me tentes pas...^^


Anne 14/04/2011 12:54



Ce n'est pas un indispensable en effet ! A part La princesse et l'assassin, je n'ai pas été transportée par ce que j'ai lu de la sélection (mais je dois encore lire Tom tout petit Tom tout petit
homme Tom et Breaking the wall ; je garde La jeune fille rebelle pour plus tard).