Il était une fois... peut-être pas

Publié le par Anne

Il était une fois... peut-être pas

 

Mohamed, 42 ans, vit un amour fusionnel avec sa fille Myriam, 20 ans et des poussières. Depuis qu'elle a quitté Paris pour aller étudier à Toulon, l'artificier trompe sa solitude et son désarroi en racontant à Cruella et à Lucifer, une poupée et un chat en peluche, les contes et légendes dont il a bercé l'enfance de Myriam. Ces histoires racontent les ancêtres, les amours, les guerres, l'Algérie.

Et voilà que la belle revient à Paris en week-end pour lui présenter son petit ami... Gaston, un pur blanc. Le père n'a-t-il pas toujours appris à sa fille que "de l'antagonisme naissent la richesse et l'harmonie" ? Et comme Gaston s'est fait jeter par ses parents parce qu'il avait osé leur présenter la jeune femme, voilà 'le gus" débarqué à Paris, collé dans les pattes de Mohamed, pendant que que Myriam redescend dans le sud.

Mais voilà, la jeune femme se cherche, cherche à se détacher de son père... et rencontre Malik, un apprenti imam. Il est temps que Mohamed lui raconte la dernière histoire...

 

D'Akli Tadjer, je connaissais Le porte-cartable, et j'ai retrouvé ici la bonhomie, la tendresse, l'humour de cet auteur. Il était une fois... peut-être pas est un récit humain, tout simplement : un homme qui aime peut-être trop sa fille, qui cherche à aimer, à être aimé et n'ose trop y croire, un jeune homme qui croit aimer trop une jeune femme, Myriam qui se laisse entraîner par les sirènes de l'amour... C'est un roman de la vie de tous les jours, qui ne laissera peut-être pas une trace indélébile, mais qui se lit avec plaisir. Plaisir du ton familier, de l'humour un peu vache de Mohamed, douceur de la tendresse qui unit les personnages, Mohamed et Myriam, Gaston, Rachel, anachronismes pour rire, petites et nombreuses références à Prévert, Brassens et autres poètes, au grand Charles... Mine de rien, le récit touche du doigt des questions d'actualité que je ne citerai pas ici pour ne pas tout dévoiler.

Au final, un roman agréable qui nous parle de tolérance, de liberté, d'humanité, tout simplement.

Un grand merci à BOB et aux éditions Pocket !

 

Akli Tadjer, Il était une fois... peut-être pas, Pocket, 2011 

Publié dans Des Mots français

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nanet 28/03/2011 13:31


Je ne connais pas non plus, mais par contre je me sens moins attiré par ce livre. Pourtant, ici aussi tu parles de douceur... comme quoi !


Anne 28/03/2011 14:17



C'est grâce à B-O-B que j'ai pu le lire ! J'avais bien aimé Le porteur de cartable.



sophie 19/03/2011 11:34


je ne connais pas cet auteur, mais s'il y a de l'humour et de la tendresse, je le note!


Anne 19/03/2011 17:05



Une lecture sympa, sans prise de tête... Ca fait du bien de temps en temps !!



Sabbio 18/03/2011 19:47


Cette histoire me semble tendre, différente aussi... je note!


Anne 19/03/2011 17:13



Sans être transcendant, c'est sympa !



Anne 18/03/2011 17:22


Inconnus au bataillon : l'auteur comme le livre !!


Anne 19/03/2011 17:12



C'est une libraire de Lille (chez Tirloy) qui m'avait conseillé Le porteur de cartable. C'était déjà sympa, donc même si ce livre-ci n'était pas mon premier choix chez BOB, ça ne me dérangeait
absolument pas de le recevoir ! Le porteur de cartable est plus fort, plus dramatique, si je me souviens bien.