L'empoisonneuse d'Istanbul

Publié le par Anne

L'empoisonneuse d'Istanbul

 

Quatrième de couverture :

Katérina, la fille du commissaire Charitos, se marie civilement, pas devant le pope ! La cérémonie tourne court : personne ne se parle. Pour calmer sa femme, Charitos lui offre un voyage à Istanbul où ils prennent contact avec la petite communauté grecque des Roums. Mais le séjour est bientôt troublé. Maria, une nonagénaire, aurait empoisonné son frère en Grèce avant de filer à Istanbul. Pour éviter un incident diplomatique, Charitos est chargé par son supérieur d'enquêter en collaborant avec unjeune collègue turc : méfiance ancestrale au programme. Multiplication de cadavres, indices minces. La vieille Maria se déplace comme un fantôme et a toujours une longueur d'avance sur la police. Charitos rentrera-t-il à temps pour le mariage religieux auquel Katérina a finalement consenti ?

 

C'est ma deuxième rencontre avec le commissaire Charitos, que j'avais beaucoup apprécié dans Publicité meurtrière, rencontre motivée aussi par le prochain club de lecture en septembre, qui aura pour thème Istanbul. Depuis la création de ce blog, j'ai lu La bâtarde d'Istanbul, Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants, et ce livre-ci. Ce sera, je crois, un échantillon assez varié sur le sujet ! (Sauf si quelqu'un a une idée de génie à me laisser en commentaire...)

Ici, l'intrigue est assez simple, l'assassin est connu dès le départ ou presque, et l'enquête est menée gentiment au long des presque 300 pages du roman.

Ce n'est pas l'enquête qui compte, mais le contexte.

Le contexte de la vie privée de Charitos, dont la fille refuse le mariage à l'église (en Grèce, on n'est pas obligé de se marier à l'église, on choisit soit la mairie, soit l'église, et c'est ce dernier mariage qui entraîne une fête dont les parents de Katérina et Phanis se sentent complètement privés). Suite à ce refus, l'ambiance familiale est plus que refroidie. Et qu'est-ce qui pourrait énerver Kostas Charitos davantage que ce mariage à la sauvette ? Que sa femme lui refuse d'aller jusqu'en Turquie en Mirafiori branlante ? Non, quoique le coeur du commissaire saigne quand on snobe sa voiture. C'est de collaborer avec un policier turc.

Il y a donc un contexte politique et professionnel aussi. A Istanbul, ce qui devait être un voyage de consolation pour s'éloigner un peu des frasques de Katérina se transforme en une excursion à la poursuite de la vieille Maria, qui utilise une technique bien particulière pour tuer ses victimes. Et comme elle a commencé à tuer en Grèce, puis à Istanbul, voilà donc Charitos obligé de travailler avec Murat, un jeune inspecteur turc formé en Allemagne. Le jeune homme est méfiant au début ; méfiance partagée de bon coeur par le commissaire, d'autant qu'ils ne se privent ni l'un ni l'autre de se jeter à la figure les épisodes les plus difficiles des relations entre les Trucs et les Grecs. L'ambiance est tendue...

Comme je l'ai écrit plus haut, l'enquête n'est pas très compliquée et j'ai trouvé ce dernier épisode de la série moins pétillant que Publicité meurtrière. Mais l'ensemble est resté plaisant, le roman nous offre un bel aperçu des difficultés de trafic à Istanbul (toujours appelée Constantinople par els Grecs...) et nous titille sans cesse les papilles avec les spécialités locales. Et comme Kostas est plutôt bon vivant...

Tout cela ne m'empêchera pas de retrouver le caractère enjoué du commissaire Charitos, sa femme Adriani, et d'autres, dans Le Che s'est suicidé, qui m'attend dans la PAL...

 

Petros MARKARIS, L'empoisonneuse d'Istanbul, Seuil, 2010

 

Un livre Biblioth_que_et_LAL

et qui me permet de commencer une deuxième ligne du challenge Petit Bac. Je laisse à Enna le soin de choisir dans quelle catégorie on lerange : sport/loisir ou lieu ?? (je pencherais pour la première...) laurier_couronne_fdb39  Et bien sûr, c'est une étape de plus chez nos voisins européens ! voisins1.jpg

Publié dans Des Mots grecs

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Manu 20/08/2011 11:16


Une série qui est peut-être à découvrir.


Anne 20/08/2011 16:51



Suis le conseil de Richard : Le Che s'est suicidé (qui est dans ma PAL). J'avais déjà bien aimé Publicité meurtrière, si celui-là est meilleur, c'est tout bon ! (Attention, c'est un polar assez
classique, pas de sang ni de tripes en quantité - c'est ça que j'aime assez)



denis 19/08/2011 21:41


ce devait être "mon nom est rouge"


Anne 19/08/2011 21:58



C'est ça !! Merci



denis 19/08/2011 20:51


pour Istambul, il ne faut pas oublier
Istanbul d'Oran Pamuk (prix nobel de littérature) : un très très grand auteur turc

paru en folio cette année


Anne 19/08/2011 21:16



Oui, je connais, j'ai essayé (il y a... un certain temps) "Rouge" (je ne sais plus, il y avait rouge dans le titre) et je n'ai pas pu ! Et puis c'est bon, trois livres pour le club, c'est pas
mal, donc je lirai d'autres choses !



Cachou 19/08/2011 14:44


Je viens de regarder, il y a un exemplaire (celui "grands caractères ^_^") disponible à la bibli. Je l'emprunterai peut-être mercredi alors.


Anne 19/08/2011 15:10







Cachou 19/08/2011 14:35


Un peu plus que les autres, mais pas trop (je ne suis pas très "romans historiques" en règle générale, je ne sais pas pourquoi, ce n'est pas que je n'aime pas, mais ça ne m'attire pas).


Anne 19/08/2011 14:42



Rassure-toi, ce n'est pas vraiment un roman historique !! Si tu veux, je l'ai (bien qu'il soit à la bibliothèque aussi maintenant, mais doit avoir un certain succès au prêt).