Meurtre à l'anglaise

Publié le par Anne

Meurtre à l'anglaise

 

Présentation de l'éditeur :

Le professeur Wenceslaus Bottwink, docteur de l'université de Heidelberg, effectue des recherches à Warbeck Hall sur la Constitution anglaise sous George III. La demeure ancestrale des Warbeck n'est plus occupée aujourd'hui que par lord Warbeck, dont la santé déclinante l'oblige à garder la chambre la majeure partie du temps, et par son majordome, le fidèle Briggs.

Nous sommes à la veille de Noël. C'est l'occasion pour le vieux lord de réunir son fils Robert et quelques proches autour de la traditionnelle dinde. En tant qu'hôte du château, le professeur Bottwink est également convié au réveillon. L'on compte d'ailleurs sur sa présence pour égayer un repas qui s'annonce lugubre, entre sir Julius Warbeck, cousin germain de lord Warbeck et Chancelier de l'Echiquier, l'ennuyeuse madame Carstairs et la jeune lady Camilla Prendergast qui aimerait sans doute mieux être ailleurs. Il faut dire que l'entente cordiale ne règne pas vraiment parmi les convives. Le porto de 1878 (décanté dans les règles de l'art par Briggs) ne suffira pas à détendre l'atmosphère. Robert Warbeck, fondateur d'un mouvement fascisant qui porte le nom de Ligue pour la liberté et la justice, fait tout pour jouer les trouble-fête, reprochant ses origines juives au professeur Bottwink et provocant délibérément sir Julius.

Le premier coup de minuit résonne fort à propos dans la salle à manger où la température est à la mesure de l'ambiance : glaciale. Comme le veut la tradition, l'on ouvre une bouteille de champagne pour porter les toasts de Noël. Robert Warbeck se dirige alors vers la fenêtre et entame un discours. Il semble sur le point de faire une révélation importante, mais à peine a-t-il vidé sa coupe qu'il porte une main à sa gorge et s'écroule face contre terre. Ivre mort ? Non, mort tout court, c'est ce que confirme le professeur d'un ton posé. Heureusement la police est déjà là en la personne de l'inspecteur Rogers de Scotland Yard, affecté à la sécurité de sir Julius.

Dans le château isolé par une tempête de neige, chacun commence à soupçonner son voisin. Il est évident que le champagne contenu dans le verre de Robert Warbeck a été empoisonné. Le jeune homme s'était fait de nombreux ennemis. Mais de là à être assassiné ? Pourtant la vieille bâtisse n'a pas fini de réserver à ses hôtes de macabres surprises.

 

J'ai offert ce petit roman à Jeneen dans le cadre du swap Partners in crime, et je n'ai pas résisté à me l'offrir aussi... Nous avons donc décidé d'en faire une lecture commune.

Cela faisait un certain temps que, absorbée par les lectures nées des tentations bloguesques et autres challenges, je n'avais lu de "petit polar" à l'anglaise. Ca fait du bien de temps en temps, c'était l'idéal en ce moment, un petit livre qui se lit rapidement et redynamise ma soif de lire vite et beaucoup (c'était mon fantasme après des mois de septembre et octobre assez moyens en termes de nombre de livres lus).

Un polar presque de saison puisqu'il se déroule autour de Noël dans un manoir anglais glacé de courants d'air, en pleine tempête de neige. Rien que de très classique dans ce roman, qui ne me laissera sans doute pas de grands souvenirs, mais j'ai été bien contente d'y croiser un majordome "authentique", un vieux lord fatigué, une bibliothèque remplie de trésor, une jeune lady un peu déboussolée, une dame assommante, un policier placide de Scotland Yard... Du pur jus de tradition britannique qui m'a laissée un brin nostalgique !

 

Cyril HARE, Meurtre à l'anglaise, Rivages/Noir, 2005

 

Et hop, deux challenges en une lecture : Challenge-anglais.jpgvoisins1.jpg

 

Publié dans Des Mots britanniques

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Asphodèle 23/01/2012 11:54

Tu te rattrapes en lectures depuis décembre, je sais pas à quoi tu carbures mais dis donc faut suivre ! pfffffff... Celui-ci je ne note pas ! Voilà !

Anne 23/01/2012 12:48



C'est pas un billet de novembre ce livre ? Je ne sais plus !! Pas grave si tu ne notes pas, ce n'est pas un indispensable. Je ne vois pas pourquoi tu t'énerves, donc !! ;-) (c'est mauvaispour ta
santé, en plus, tu ne veux quand même pas me faire porter le chapeau, non mais)



niki 23/11/2011 13:16

si je te disais le nombre de livres de ma PAL, tu en tomberais à la renverse - d'ailleurs j'ai pris pour habitude de l'ignorer complètement LOL

Anne 23/11/2011 19:05



Bof, tu sais parfois je me dis que je suis insensée... mais un moment de honte est vite passé... d'ailleurs je sens que vendredi, elle va encore augmenter, je vous en parlerai...



niki 22/11/2011 10:03

j'ai un livre de cet auteur quelque part dans ma PAL, je dois faire des fouilles archéologiques pour le retrouver :D
mais ton billet me plaît beaucoup et me tente

Anne 22/11/2011 10:47



Tu m'apprends qu'il en a écrit au moins un autre. Ta PAL contient à peu près 275 livres comme chez moi ?



jeneen 15/11/2011 20:44


oui, on lit ensemble, on joue aux jeux de société qu'on adore...Loin du blog...Mais on suit tout le monde...


Anne 15/11/2011 22:35



Profitez-en bien !



Mango 15/11/2011 19:36


Un petit polar bien délassant comme celui-ci, c'est toujours bon à prendre. Je le note.


Anne 15/11/2011 22:35



L'auteur est un (ancien) juge qui s'amuse avec les codes du genre et les personnages obligés de l'aristocratie anglaise. C'est mignon !