Mosaïque

Publié le par Anne

Mosaïque

Présentation de l'éditeur :

En survolant la terre, le vent écoute les histoires des hommes et laisse tomber les mots dans les sables du désert où ils dessinent des mosaïques que nous décryptons.
Anne Gibet nous fait partager ces rencontres. Ce sont des temps forts de la vie qui accrochent notre écoute et nous obligent à faire face.

 

D'abord, merci aux éditions Bénévent, qui ont la délicatesse d'envoyer un dossier de presse aux lecteurs potentiels, ce qui permet de se faire une petite idée du livre avant de l'accepter pour lecture et avis critique. Mais hélas, mes remerciements ne vont pas faire long feu. J'ai beaucoup hésité à écrire un article sur ce livre, et je me décide quand même (merci de tes conseils, Cachou) parce qu'on ne peut pas accepter de lire et de laisser publier n'importe quoi.

Je vois assez souvent sur des forums ou même des blogs (si ma mémoire est bonne) des pubs pour ces éditions qui "recherchent de nouveaux auteurs" est-il dit dans ces pubs. Eh bien, le moins que l'on puisse dire, c'est que les auteurs ne sont peut-être pas gâtés, au vu de ce recueil de nouvelles. Mon premier et énorme reproche, c'est que ce livre est bourré de fautes de ponctuation et d'orthographe : ce ne sont pas de simples coquilles, ce sont vraiment d'énormes erreurs grammaticales, du style "il l'avait laissait faire" ou "tu l'as vois ?", et vraiment cela a gêné ma lecture. Je regrette beaucoup ce manque de soin et d'attention qui ne respecte absolument pas le travail de l'auteur (même si le manuscrit original comporte des fautes, c'est le travail de l'éditeur de le mettre correctement en page).

Mais bon, peut-être que si le texte avait su m'accrocher, peut-être que j'aurais été moins sévère sur l'orthographe... La quatrième de couverture tente de faire un lien entre les cinq textes de l'ouvrage, mais cette présentation ne me semble pas très adéquate. Les thèmes abordés sont la guérison des blessures par la rencontre amoureuse, la jalousie, le deuil d'une mère, la folie et le suicide, la rupture... Je n'ai jamais lu de roman "Harlequin" (j'ai pas de chance, on ne m'en a jamais mis entre les mains) (pardon, j'ai pas pu m'en empêcher) mais je pense que la première nouvelle, "Et sur le chemin, je me suis oubliée" (si, si) m'a fait comprendre ce qu'est le style Harlequin... Dès le début, abondance, surcharge d'images et de clichés qui n'apportent rien à l'histoire, difficulté à comprendre le fil conducteur, construction un peu branlante, passage du coq à l'âne ou presque (ou alors c'est un art de l'ellipse très - trop - consommé ?)...

Si c'était une copie d'élève, je soulignerais qu'il y a une attention aux épreuves, aux blessures de la vie et aux personnes qui les vivent, une sensibilité qui affleure, mais que le texte est beaucoup trop chargé, le style est lourd, la narration peine à trouver un rythme. Mais ce n'est pas une copie d'élève, et d'ailleurs je n'ai pas ouvert un blogpour copier mon travail de prof de français. C'était aussi le boulot de l'éditeur d'inviter l'auteur à revoir ses textes. Hélas, cela n'a pas été fait. Et vraiment, je ne souhaite plus à l'avenir recevoir de livre d'aussi mauvaise qualité. Je souhaite à madame Gibet de trouver sa voie et son bonheur dans l'écriture, et surtout un éditeur plus professionnel.

 

Anne GIBET, Mosaïque, Editions Bénévent, 2011

Publié dans Des Mots français

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Nadège 03/09/2011 17:44


J'avais déjà vu effectivement les annonces de cette maison d'édition qui recherche constamment de nouveaux auteurs... Cela ne m'inspirait pas vraiment confiance. Les appels aux auteurs, ça existe
bien sûr, mais à tout vent comme ça, je trouvais cela bizarre. Un a priori, peut-être... Honte sur moi... Mais au vu de ce que tu écris, il n'est pas infondé et je suis consternée que des éditeurs
puissent à ce point mal faire leur métier. Cela m'exaspère d'autant plus qu'il s'agit du milieu dans lequel je travaille. Il est utopique de rêver du livre sans coquille, sans petite erreur perdue
ou petit défaut, mais c'est le but vers lequel nous devons tendre constamment. Et je peux t'assurer que cela m'a déjà rendu malade de constater des erreurs après publication...
Enfin, il est évident que tout éditeur doit accompagner un auteur dans son travail d'écriture afin que son texte soit le plus abouti possible ! Et il est triste que certains se contente de publier
sans faire tout ce travail littéraire.


Anne 03/09/2011 22:14



Hélas, même les grandes maisons d'édition parfois laissent des fôtes, et on sent même un manque de respect des auteurs pafois, dasn le sens un manque de maturation des textes...