Nouvelles à ne pas y croire

Publié le par Anne

Nouvelles à ne pas y croire

 

Présentation de l'éditeur :

Ici, les oiseaux font la loi, les cafetières s'enfuient, vos invités se présentent nus à votre porte, les jeux télévisés vous expédient en prison et vos voisins ont très bon goût.

Les anti-héros de ces sept histoires tragi-comiques affrontent des situations qui les dépassent et des questions qui traduisent l'absurdité de l'existence : jusqu’où sommes-nous dupes de nos relations sociales, des mises en scène de la télévision, de la justice ? À quel point contribuons-nous à bâtir nos propres prisons ? Et comment s’en évader ?

Nous nous en doutions mais ces nouvelles le prouvent : si le monde est fou, c'est bien que nous le sommes tous un peu.

 

Si vous me lisez un peu de temps en temps, vous savez peut-être que je ne suis pas vraiment une lectrice de nouvelles mais que j'essaye de me soigner et d'aller à la découverte. S'il n'y en a pas encore beaucoup de chroniquées sur ce blog, il y en a dans la PAL !! Aussi, quand les Editions Dialogues m'ont proposé de recevoir ce recueil, je n'ai pas hésité, d'autant qu'un autre titre de leur catalogue était en train de provoquer un raz de marée enthousiaste, sur les blogs, je veux parler de Enola game, de Christel Diehl (qui a aussi rejoint ma PAL à Paris) (le roman, pas l'auteur).

Eh bien... il me faut avouer que j'ai peur de ne pas savoir vraiment parler de ce livre. J'ai eu très peu de temps pour lire cette semaine, et comme cela faisait un mois que j'avais reçu le bouquin, il était temps de le lire et de publier un billet. Le moins que je puisse ire, c'est qu'il ne m'a pas emballée : j'ai traîné dans ma lecture, et je déteste ça, incapable que je suis de lire deux livres en même temps. Vous me direz, des nouvelles, on peut les alterner avec un bon roman. Oui, mais justement : il me fallait arriver au bout de celes-ci pour faire place à un autre livre qui, je l'espère, me passionnera davantage.

Bon, parlons un peu plus de ces nouvelles quand même ! La première et la dernière se correspondent : dans Café, les objets ont pris vie, s'animent, ont une vie, des désirs, des rejets, des rébellions, et perturbent fortement les humains ; dans Ceux d'en haut, ce sont les oiseaux qui ont pris le pouvoir sur les hommes, réduits à observer et servir leur mode de vie. La première est plus crédible, parce que plus ancrée dans notre quotidien.

Nus part sur une idée loufoque, elle aussi, mais qui est malheureusement tirée en longueur (ça en est devenu trop obscène à mon goût).

Pas de nouvelle et Récréation nous plongent dans le monde de la télévision, avec une émission de télé-réalité dont le concept flatte les côtés les plus noirs de l'humain et avec la sacro-sainte grand-messe du 20 heures.

La Ligne est sans doute, avec Café, celle qui a ma préférence : elle évoque de manière très poétique le temps où les trains n'avaient ni horaire ni destination précise et où les gens voyageaient pour le plaisir.

Quant à Les voisins, c'est d'un goût... douteux à mon goût, si je puis dire.

Cynthia, qui a également chroniqué ce livre, a pensé à Nicolas Ancion en lisant le premier texte. Je ne peux pas répondre à cette référence de manière juste, ayant moi-même abandonné le premier livre que je découvrais de cet auteur. J'ai moi-même pensé, devant les nouvellles sur la télévision à Thomas Gunzig (un autre auteur belge), dont j'avais beaucoup aimé Il y avait quelque chose dans le noir qu'on n'avait pas vu, et particulièrement la nouvelle Gentils organisateurs, qui me paraissait plus aboutie, suggérant davantage de critique de la société. Mais peut-être ne supporterais-je plus de relire cet auteur...

Sept nouvelles donc, normalement un chiffre parfait, mais elles me laissent un peu sur ma faim et révèlent davantage ma distance vis-à-vis du déjanté... Cynthia en parle avec beaucoup de justesse, vous pouvez lire son billet ici.

J'ai constaté une faute de français, une forme de langage familier qui n'était manifestement pas voulue, page 93 et qui m'a un peu fait hurler intérieurement : "Nous ne sommes pas de mauvais bougres, nous qu'on tient les gares." Dommage !

 

Un tout grand merci cependant aux Editions Dialogues (basées à Brest) pour l'envoi de ce livre et à Fabien Maréchal pour la dédicace !

 

Fabien MARECHAL, Nouvelles à ne pas y croire, Editions Dialogues, Février 2012

 

 

Publié dans Des Mots français

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Lounima 20/05/2012 17:47

Merci pour cette gentille proposition. Je l'accepte, pour la prochaine fois où l'on se verra (et à charge de revanche bien entendu...) ;-)

Anne 20/05/2012 22:17



Ah chouette, je suis contente qu'il trouve un abri sûrement plus accueillant ! N'hésite pas àe donner ton adresse par mail et je te l'envoie !



Nadège 26/04/2012 07:16

Oh, tu sais, quand on refuse d'avoir un un ordinateur et une télé chez soi, on est déjà bien catalogué sauvage aussi ;-) Mais la radio, je ne peux pas m'en passer. Elle est allumée tout le temps :
chez moi, dans ma voiture... C'est mon réflex du matin, du retour à la maison, de la semaine, du w-e ! Une droguée ! Si elle tombe en panne le soit : l'horreur, je me pointe au magasin à
l'ouverture pour la remplacer. Ce que j'aime particulièrement, c'est qu'elle n'est pas chronophage comme les écrans :-)

Anne 26/04/2012 13:25



C'est juste, ce n'est pas chronophage, mais ça fait du bruit !! Je suis brrancée sur Radio Classique en voiture, et j'écoute un peu le soir, mais les blablas... tout compte fait, e ne suis pas,
je perds le fil et j'aime tellement le silence !!



Nadège 24/04/2012 07:48

Personnellement, j'adore les nouvelles, mais ce recueil ne m'attire pas des masses : à cause de sa couverture d'abord, de ton billet ensuite ;-)A part la nouvelles concernant les trains, justement
! Cela dit, les goûts et les couleurs... Je vois que tu as aimé Thomas Gunzig ? Je n'ai jamais réussi à terminer un de ces bouquins et j'ai péniblement assisté à un spectacle où Bruno Coppens
lisait ses textes. Par contre, j'aime ses Café serrés à la radio !

Anne 24/04/2012 10:12



J'ai lu Thomas Gunzig il y a très longtemps et je ne suis pas sûre qu'il me plairait maintenant... J'écoute très peu la radio (une vraie sauvage, hein !) et je ne connais pas cette émission.



Céline72 23/04/2012 18:27

@Anne : Ah...de quoi s'agit-il ?

Anne 23/04/2012 20:54



Lâchons les chiens, de Brady Udall. Mais va lire sa chronique !



Céline72 23/04/2012 10:49

Un peu comme toi je ne suis pas du tout attirée par les nouvelles, ce recueil ne m'attire pas vraiment pourtant il y a des sujets intéressant je pense notamment aux deux nouvelles sur la
télé-réalité et celles sur les trains.
Je te souhaite une très bonne journée ainsi qu'une bonne semaine !

Anne 23/04/2012 15:02



Je viens de repérer un bon titre de nouvelles chez Chaplum !