Olive Kitteridge

Publié le par Anne

 

 

Quatrième de couverture :

"Olive est l'épouse du pharmacien de Crosby, petite ville côtière du Maine. Elle est la mère de Christopher, qu'elle étouffe. Et aussi ce professeur de mathématiques tyrannique, au franc-parler souvent blessant, capable pourtant de surprenants élans de bonté.

Olive Kitteridge traverse cette fresque polyphonique où le destin des habitants de Crosby - héros ordinaires - s'entremêle sur une période de trente ans. Surgit alors une personnalité hors normes, une femme a priori peu aimable, mais ô combien attachante.

Ce portrait composé par fragments offre d'Olive une multitude d'éclairages - parfois contradictoires, toujours justes. Rarement un écrivain a approché avec une telle puissance la singularité et la complexité de la nature humaine - son universalité, aussi."

 

Si j'ai repris aussi platement cette quatrième de couverture, c'est parce qu'il exprime mieux que je ne pourrais le faire les qualités de ce roman, qui est un coup de coeur pour moi !

J'ai d'abord aimé le cadre, le Maine si rafraîchissant, si vivifiant, cela faisait référence (implicitement, personnellement) à des auteurs comme John Irving, Douglas Kennedy, Laurie Colwin... 

On croirait lire des nouvelles indépendantes, toutes reliées pourtant par la personne d'Olive, personnage central ou tout à fait secondaire (dans ce cas, elle semble parfois avoir été l'inspiratrice des autres personnages). C'est vrai, Olive a sans doute "un sale caractère" comme le lui reproche son fils, elle a un franc parler qui ne plaît pas à tout le monde. Je vais essayer de ne pas tomber dans le cliché, mais en réalité Olive est embarrassée d'un coeur parfois gros comme ça, d'une difficulté paralysante à dire avec simplicité aux gens qu'elle aime qu'elle les aime, elle est capable d'une empathie, d'une compréhension, d'un soutien d'une grande délicatesse envers des personnes en difficulté, comme une jeune femme anorexique ou une jeune veuve. Sans oublier l'humour plein de finesse de certaines scènes (Olive à l'hôpital par exemple !). Elle sait aussi, malgré tout, relire avec reconnaissance les années de mariage avec Henry, vieux et malade, et rebondir, être toujours capable d'être tout simplement "en vie" malgré ses septante ans bien pesés.

Un petit exemple de l'humour de l'auteur (et il ne s'agit pas d'Olive) : "Depuis quelque temps, ils passaient vraiment de bons moments ensemble. Un peu comme si leur vie de couple avait été un long repas très compliqué, mais qu'à présent ils pouvaient déguster un délicieux dessert." (p. 177)

Je sais pourquoi j'aime tant Olive Kitteridge : sans doute parce que je lui ressemble, que je me reconnais en elle avec son "oursitude", ses pieds bien sur terre et sa difficulté à exprimer ses émotions. Mais comme le livre a reçu le prix Pulitzer aux États-Unis, je suppose que je n'ai pas tout à fait tort de l'aimer et de partager ce coup de coeur avec bien d'autres lecteurs !

link 

Elizabeth STROUT, Olive Kitteridge, Éditions Écriture, 2010

 

Les beaux billets de Clara, de Kathel et de Gwenaëlle

Comme ce livre est paru en octobre 2010, je pense qu'il peut à bon droit participer au challenge Rentrée littéraire, pour lequel c'est mon onzième titre ! 1pourcent

 

 

 

 

 

Et il participe aussi au challenge de Marion, auquel je suis très heureuse de participer dans la catégorie Medium ! C'est donc mon premier titre pour ce défi. 

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Commenter cet article

Anis 17/04/2012 08:29

Ce qui m'a gênée dans ce livre qui est passé presque inaêrçu aux lecteurs c'est qu'Olive battait très fort son fils, et cela est dit en deux ou trois phrases dans le livre : la première fois à New
York, lorsque Christopher dit à sa mère qu'une assistante sociale aurait pu venir faire une en quête chez lui car il avait certainement des marques, et lorsqu'à la fin Olive l'avoue à son dernier
amant. C'est ce qui a empêché que ce livre soit un coup de coeur : le parti pris de l'auteur de faire d'Olive une femme comme une autre (elle ne l'est pas, tout le monde ne bat pas ses enfants),
simplement un peu plus brutale, mal embouché comme on dit. C''est plus que cela, et c'est dit seulement en deux trois phrases. Beaucoup de lecteurs sont passés à côté. C'est comme cela d'ailleurs
que l'on comprend le côté taciturne de son fils. Et le fait aussi que comme il le dit, tout le monde puisse se sentir nul à côté d'elle.

Anne 17/04/2012 10:16



Oui, bien sûr, c'est inexcusable, mais cela fait partie du personnage et de ses failles, et je n'ai pas pu m'empêcher de l'aimer.



denis 06/04/2012 21:59

je lis avec bonheur ce livre qui devrait être fini ce week-end

Anne 08/04/2012 23:04



Je vais donc guetter ton avis !



attila 03/04/2012 17:05

et bien je vais aller à l'encontre de l'avis général : je n'ai pas du tout aimé .... c'est la première fois qu'un Pulitzer m'ennuie au point de m'être demandée si j'allais finir ..... franchement
je suis restée totalement froide au personnage et au bouquin .... tant pis !

Anne 03/04/2012 22:23



Oh mais tout le monde n'a pas aimé, Olive en a agacé plus d'un. Elle m'a touchée, tout simplement !



Richard 16/01/2011 15:03


Une découverte à faire !
Je ne connais pas mais ça semble fort bien !
Merci !


Anne 16/01/2011 17:14



Un bonbon très acidulé au coeur tendre à découvrir !



Manu 16/01/2011 13:53


Je commence aussi à voir envie de découvrir ce roman !


Anne 16/01/2011 14:30



On va t'avoir "à l'usure" comme on dit ! C'est une belle découverte en ce début d'année ! (je parle du roman, bien sûr)