Surréalisme à la belge

Publié le par Anne

DECOCTIONS

 

L'Histoire est une grenouille patriotique.

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On commence par tuer sa mère et on finit par voler la cathédrale de Chartres.

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Il faut se traduire chaque jour devant le tribunal de la réalité.

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Je suis un peu inquiet de votre totale absence d'inquiétude.

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Si je m'étais laissé faire, je serais devenu l'esclave de mes vertus.

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L'amour est aussi léger et aussi lourd qu'une feuille morte dans la cour d'un couvent désaffecté.

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Vous devez apprendre à lire entre les lignes de la page blanche.

*

Je suis un vieux peau-rouge qui ne marchera jamais dans une file indienne.

 

Achille CHAVEE, in Ici on parle flamand et français - Une fameuse collection de poèmes belges, par Francis DANNEMARK, Escales du Nord, Le Castor Astral, 2005

 

hercule-poirot.jpg

Publié dans De la Belgitude

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Adrienne 06/11/2011 19:37


j'aime beaucoup ce genre de petites phrases, j'en fais collection ;-)
plus Belge tu meurs


Anne 06/11/2011 23:10



C'était une figure très pittoresque de la région du Centre (La Louvière), Achille Chavée !



sophie57 06/11/2011 17:47


j'aime beaucoup la troisième, et aussi celle de la page blanche! :)


Anne 06/11/2011 22:58



Il y a de la finesse entre ces lignes de décoctions !



Liliba 06/11/2011 16:36


;-)


Anne 06/11/2011 22:56



Il y en a pour tous les goûts !



denis 06/11/2011 09:42


le surréalisme à la belge a toujours été une expression qui m'a étonnée
c'est sans doute dû à la cohabition flamand - wallon ...
Magritte y a peut-être contribué !!!


Anne 06/11/2011 09:57



Ca doit être les situations improbables, un peu rocambolesques, lié à un sens certain de l'auto-dérision... La rencontre de deux cultures aussi, effectivement.