Un article de Nadège : La société des jeunes pianistes, de Ketil Björnstad

Publié le par Anne

Voici un nouvau billet de Nadège, dont vous pourrez retrouver le lien dans le challenge Voisins voisines. Je compte lire ce livre aussi, mais ce ne sera pas pour tout de suite, je crois... Il y aura donc peut-être ici (un jour) deux articles sur le même livre. N'hésitez pas à écrire vos commentaires à Nadège !

 

Ketil Björnstad - La Société des Jeunes Pianistes

 

 

Deux personnes gentilles et désespérées, qui pensaient trouver l’amour dans le mariage mais n’arrivent pas à vivre sous le même toit. Sans oublier deux enfants anxieux, incapables de gaieté même quand ils sont gais. La voici, la famille Vinding. Dans mon souvenir, mon enfance est une angoisse permanente, une angoisse qui s’est incrustée dans mes nerfs comme une maladie chronique, une douleur en songeant à nos existences courtes et fortes : notre faiblesse au creux de ces vies, car nous les menons sans en avoir l’aptitude, car un malheur va toujours survenir.

C’est ainsi que commence le récit de Aksel Vinding – 15 ans au début du roman. Aksel  vit avec son père et sa mère à Oslo. La famille n’est pas vraiment unie : la mère est alcoolique et le père est présenté comme une espèce de raté ; les disputes parentales quotidiennes font place à une harmonie de façade le dimanche lorsque toute la famille va pique-niquer au Taterbeget. C’est au cours de d’un de ces pique-niques que le drame se produit : la mère d’Akszel plonge ivre dans la rivière et se noie sous les yeux de son mari et de ses enfants. A partir de cet instant, chacun des membres de la famille va évoluer de son côté.

Cathrine et Aksel quittent tous deux l’école sans en informer leur père. Cathrine mène une vie mystérieuse tandis qu’Aksel répète inlassablement pour le concours des jeunes pianistes. Sa mère, grande amatrice de musique, l’avait initiée à cet art et Aksel se jette corps et âme dans ce projet. Avec quelques camarades, ils se donnent un nom : la Société des jeunes pianistes. C’est à leur évolution, à leur lutte dans l’univers fermé de la musique classique que nous assistons.

Parmi ces jeunes pianistes, il y a Aksel, mais aussi Anja. Un véritable prodige dont le jeune garçon est éperdument amoureux. Mais Anja est sous l’emprise d’un père tyrannique et exclusif, elle ne vit que pour lui et pour la musique. Si Aksel comprend que son amie est en danger, il ne sait pas exactement ce que cache cette relation malsaine entre Anja et son père, et ne peut qu’assister impuissant au déclin de la jeune fille.

Je me réjouissais de découvrir ce roman. La couverture n’est pas très originale : à croire que dès qu’un roman évoque le piano, la seule illustration possible sont deux mains sur un clavier (le clavier sur la gauche, les mains sur la droite) ; le fond peut être rouge, noir, bleu, blanc… ça ne change pas grand-chose… Mais bon, la quatrième de couverture m’avait bien appâtée… Finalement, j’ai trouvé ce roman froid, artificiel (vous connaissez beaucoup d’ados qui emploient des termes comme « impavide », vous arrive-t-il dans une discussion lorsque vous évoquez une autre conversation de la relater à force de « m’a-t-elle dit » ? Bon, peut-être, est-ce la traduction, mais ça m’a vraiment dérangée) puis, je suis restée sur ma faim (il me semble que beaucoup d’éléments auraient pu être mieux exploités…).

Premier livre de l’année et première déception… Dommage, mais je suis certaine que la suite de la cuvée 2012 sera bien meilleure !

Ketil Björnstad, La société des jeunes pianistes, Le Livre de poche, 2008

 

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Publié dans Les Mots de Nadège

Commenter cet article

Lystig 09/02/2012 21:28

je l'ai acheté, du fait de la nationalité de l'auteur (on ne se refait pas !) mais pas lu, du fait des mauvais retours, dont celui de Nadège...

Cachou 15/01/2012 09:35

oh, c'est dommage... Une prof me l'avait conseillé pour illustrer le romantisme à notre époque. Je passerai certainement mon tour, je dois dire qu'il ne m'inspirait pas.

Milly 12/01/2012 14:34

J'ai ressenti exactement la même chose. Déception. J'étais emballée par la quatrième de couverture, et je me suis ennuyée. Je ne comprends pas qu'on applique encore un logo 'Coup de coeur' sur ce
livre populaire dans une grande librairie connue.

Anis 11/01/2012 15:29

C'est une expérience qui te permettra de mieux goûter les autres livres. Après une déception, un bon livre acquiert plus de relief ! Bonne année à toi Nadège.

Missycornish 11/01/2012 13:00

super de pouvoir te lire aussi sur la blogosphere. La couverture du roman me tente peu. Effectivement, elle est peu originale.