Un article de Nadège : Le chant de l'alouette, de Willa Cather

Publié le par Anne

Premier billet de lecture 2012, c'est un ivre lu par mon invitée permanente, Nadège, qui vous propose une nouvelle lecture dans le cadre du challenge Des notes et des mots. N'hésitez pas à lui laisser des commentaires ! Si je croise moi-même la routede ce livre, je le lirai sans doute...

 

chant de l'alouette (Le)

 

Thea Kronborg, 12 ans, fille du pasteur méthodiste de Moonstone, se révèle très jeune un petit prodige de la musique. Admirée de son professeur de piano, du Dr Howard Archie et d’un cheminot qui rêve de l’épouser, Ray Kennedy, elle n’est pourtant pas appréciée de toute la communauté et ne fait pas l’unanimité auprès de ses sept frères et sœurs. Ce sera donc à force de volonté que Thea devra accomplir ses rêves, mieux son destin, cette certitude qui la porte depuis qu’elle est enfant.

La famille de Thea n’est pas riche, mais un événement aussi triste et inattendu que providentiel lui permettra de partir pour Chicago. Là, elle y fera la rencontre du professeur Harsanyi qui la convaincra d’abandonner le piano pour se consacrer entièrement au travail de sa voix. Déterminé à l’encourager dans cette voie, il lui trouve le meilleur professeur de l’époque. A force de volonté, Thea progresse et s’élève toujours plus haut.

Malheureusement, cette vie est également bien solitaire. Nombreux sont les hommes qu’elle séduira, peu sont ceux qu’elle aimera. La passion musicale – ou quelle qu’elle soit d’ailleurs – lorsqu’elle est vécue si intensément et si exclusivement s’accommode mal d’une passion amoureuse. Elle aimera un homme pourtant, Fred Ottenuburg. Mais cet amour libérateur, au départ, se révélera une déception cuisante. Et, même si Fred l’a aidée, même s’il possède l’argent qui lui permettrait de développer son talent en partant étudier en Allemagne, Thea refusera son concours. Fred s’étonnera de ce refus, ne voulant que le bien de Thea et ne comprenant pas à quel point cet argent peut la blesser. Pourtant, Thea et Fred se retrouveront tout au long de leurs parcours.

Ainsi, de rencontre en rencontre, chacune fonctionnant comme un domino la conduisant à la suivante, Thea avance sur son chemin et délaisse la petite fille de Moonstone pour devenir une véritable artiste.

Je ne connaissais pas Willa Cather et c’est une vraie découverte. Je me suis laissée emportée par cette histoire et, même si Thea m’a agacée par moment, c’est un personnage que je n’ai pu qu’admirer, et dans lequel je me suis un peu retrouvée aussi par certains aspects. Une vraie découverte donc, Willa Cather, et je risque d’ailleurs de vous en reparler, car l’auteur semble avoir souvent traité la musique dans son œuvre et je suis curieuse d’en découvrir plus !

Willa CATHER, Le chant de l'alouette, traduit d l'anglais (tats-Unis) par Marc Chenetier, Rivages, 2007

 

challenge Des notes et des mots 4

Publié dans Les Mots de Nadège

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Nadège 10/01/2012 22:39

Merci Anis. Le nom de l'auteur est Cather (et non Carter) ;-) Je suis en train de lire un troisième livre de l'auteur (j'ai lu un recueil de nouvelles entre deux romans !) et je suis toujours aussi
conquise ! Il y a des constantes : on découvre toujours le destin simple ou fabuleux de petites gens ordinaires, et elle a le don de sublimer la vie la plus banale en apparence. Et pourtant, elle
nous entraîne dans des univers tout à fait différent aussi. A découvrir, vraiment !

Anis 02/01/2012 15:32

Un beau billet, bien écrit, le plaisir d'une belle langue. Et j'avoue que j'aimerais en savoir plus sur cette Miss Carter.