Un dimanche en poésie (23)

Publié le par Anne

Un joli poème de Jules Supervielle, la page de l'anthologie s'est presque ouverte toute seule ! Vieillesse, poésie et résurrection intimement mêlées...

 

Mes veines et mes vers suivent même chemin

Et, descendant du coeur, serpentent vers ma main.

Plus humble, chaque jour, de tout ce que je quitte,

Puissé-je retenir le peu qui ressuscite.

 

L'on vit autour de moi, je ne vis plus qu'en vers,

Ma maison Poésie est ma seule demeure,

Elle donne du ciel aux plus secrètes heures

A mon jardin toujours renouvelé de vert.

 

Jules SUPERVIELLE, 18 poèmes, éd. Seghers, 1947

Publié dans Des Mots en Poésie

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mango 10/04/2011 17:53


Le corps peut vieillir, le poète reste jeune!


Anne 10/04/2011 21:36



Et rester sensible à la vie qui va !



sophie57 10/04/2011 13:54


très joli en effet!


Anne 10/04/2011 21:36



Une petite perle dans une vieille anthologie Marabout !!