Le noeud coulant
Quatrième de couverture :
Une ville isolée dans un Nord non identifié, privée de tout échange avec le monde extérieur. Et des êtres humains qui prennent avec le temps la forme de leur ville. Dans cet univers, où la pensée se confond avec la superstition, la parole avec les bruits et la compassion avec l’indifférence, l’absurde devient le maître du monde. Une famille s’oppose à ce monde totalitaire, devient la victime d’un crime terrible. Quelque temps après, un navire arrive dans la baie de North et met fin à l’isolement de la ville. Ce n’est pas tout à fait la fin du récit.
D'abord, je remercie Kathel qui fait voyager ce livre, mais... je crains de ne pas avoir grand-chose à dire de cette lecture. Le roman semblait énigmatique et intéressant, mais je qualifierais volontiers ma lecture de "blanche". J'ai lu le livre sur une soirée environ, et j'ai eu l'impression que tout ou presque s'envolait au fur et à mesure. Je retiens néanmoins ces images horribles de ce qu'est le noeud coulant du titre, la bêtise froide et aveugle de la majorité des habitants de North, et l'horreur d'autant plus cruelle du drame qui frappe la famille "originale".
Ensuite, j'ai eu vraiment du mal à faire le lien entre les différentes parties de ce court roman, de ne pas comprendre ce qui unit la première partie, qui décrit la vie à North, la deuxième très courte avec l'arrivée du bateau, et la troisième où le narrateur semble avoir quitté la ville pour on ne sait où et pour végéter bizarrement, on ne sait trop pourquoi, jusqu'à ce qui est pour moi une pirouette finale.
Impression globale de ne pas avoir saisi les clés qui me permettraient de comprendre ce roman, de n'avoir rien ressenti de particulier, hormis un peu d'ennui au début. Par la suite, ça s'est déroulé sans anicroche jusqu'à la fin, mais sans relief, avec un point d'interrogation et d'incompréhension au fond des yeux... Je ne citerai même pas d'extrait, car l'écriture n'a rien de spécial à mes yeux et n'a rien rattrapé du tout.
Encore merci, Kathel, désolée de ne pas avoir été touchée par ce livre !
Nils TREDE, Le noeud coulant, Les Impressions Nouvelles, 2012
Les avis (beaucoup plus positifs et argumentés que le mien) de Kathel, Minoualu, Lystig
